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Qualité de vie au travail « Au-delà du baby-foot…. »

Au cœur de la mission de l’ARACT  (Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail), la
 

Travail, une torture ?


Etymologiquement, ce mot travail viendrait du ervbe latin tripaliãre, qui signifie torturer avec le tripalium, instrument de torture à 3 pieux.
Au XIIe siècle, le sens de travail  devient plus moderne, signifiant celui qui tourmente, qui entrave.
Bien que cette version soit contestée  par certains chercheurs, elle démontre cependant le caractère péjoratif toujours attribué  à ce vocable depuis la nuit des temps.
   
Qualité de Vie au Travail en est un thème principal.
Cet organisme régional référent  se proposait ainsi de faire le point lors de son colloque le 29 janvier dernier.
Un nombreux public présent prouvait si besoin  était que cette problématique était particulièrement d’actualité.

De quoi parle-t-on ?

Cette notion reste encore difficile à définir précisément  car elle adresse de multiples champs  du monde du travail  dans sa diversité.
Le concept de la QVT n’a d’ailleurs pas de définition unique et officielle en France.

Les modèles proviennent essentiellement d’Europe du Nord et des recherches dans les pays anglo-saxons.

Ce terme n’est pas récent, apparaissant en  France  à la fin des années  1970 en réponse à une demande sociale forte  visant à développer de nouveaux  modes d’organisation  afin de  concilier l’efficacité et l’intérêt du travail.

A titre d’exemple, on pourra citer la grille managériale  de Blake et Mouton largement utilisée au début des années 80 en France.

A quoi répond cette  "QVT" aujourd'hui ?
En fait, les entreprises se trouvent confrontées à de nouveaux enjeux liés aux crises successives et sont contraintes de s’adapter en permanence.
L’organisation du travail n’a pas suivi forcement ces mutations, amplifiant les phénomènes de stress et de risques psychosociaux et stigmatisant alors certains modes de management.
Pour y remédier, la démarche "QVT" incite à changer de paradigme où le travail n’est plus un effort, un coût (voir encadré) mais   créateur de valeur et de performance.
C’est en quelque sorte, l’évolution sociétale de ce que l’on appelait il y a encore peu les « l’amélioration des conditions de travail », mission emblématique  du CHSCT des années 90.
La QVT met alors en perspective la capacité des salariés à s'exprimer et à agir sur leur travail selon une démarche participative soutenue par le management.

La loi Rebsamen du 17 août 2015 vient légitimer ce concept de QVT en tant que reconnaissance et soutien   de l’engagement des salariés.

Ce que propose l’ANACT :

L'analyse de l’ANACT (Association Nationale pour l’Amélioration des Conditions de travail) met en avant  6 facteurs déterminants :
  •  les relations sociales et de travail,
  •  le contenu du travail,
  •  l’environnement physique de travail,
  •  l’organisation du travail,
  •  la réalisation et le développement professionnel,
  •  la conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

Il ne faut pas sous-estimer la mise en place de la QVT, c’est une démarche longue qui se doit d’être structurée sous peine d’échec retentissant. « il ne suffit pas de mettre un babyfoot dans le hall de l’entreprise ! »
L’ARACT  suggère   un processus en 4 étapes  qui s’apparente à un PDCA bien conventionnel :
  •  Le cadrage
  •  L’état des lieux
  •  L’Expérimentation et évaluation
  •  Déploiement et pérennisation

Le support des témoignages

Plusieurs témoignages sont venus conforter le bien-fondé de cette  démarche.
Confrontés à une situation sociale difficile, les dirigeants de la Fondation John Bost (médico-social) et UNITHER (pharmaceutique) ont successivement souligné les facteurs clés de leur projet QVT.
«  En connexion avec la stratégie de l’entreprise, il faut une volonté affichée d’un dialogue constructif et d’une démarche participative … toutes les parties prenantes doivent y être associées »
Cela permet de retisser un lien et renouer avec un dialogue social souvent  négligé, peut-on alors  parler de nouvelle culture d’entreprise ?
Tous reconnaissent qu’il faut beaucoup de  pédagogie et de communication pour accompagner le changement.
La formation du management intermédiaire est aussi déterminante.
Au-delà de ces démarches curatives dans l’urgence sociale, il sera question d’inscrire le processus QVT  dans un dispositif de prévention primaire.
Le service de qualité de vie au travail de la communauté urbaine de Caen la mer a apporté un témoignage  riche de sens  quant à la modernisation d’une nouvelle cantine scolaire  où le personnel  d’exécution a été impliqué très en amont dans l’aménagement.
«Leurs préconisations ont conduit à revoir la hauteur des tables des élèves  pour réduire les risques de TMS du personnel »

On retiendra enfin quelques phrases symboliques « Bien vivre son travail, bien le faire, le faire durablement »ou « avoir envie de se lever le matin pour venir travailler »


Epilogue

La QVT, une nouvelle mode managériale, un effet d’annonce ou une rupture vertueuse   quant  aux relations sociales au sein de l’entreprise ?
L’optimiste s’attachera à la dernière proposition en la replaçant dans la gouvernance moderne d’une entreprise et sa responsabilité sociale et sociale (RSE).

La QVT apparaît alors comme un outil  pertinent qui adressera le volet social du développement durable  d’un organisme ou entreprise, ni plus ni moins.

Une fois de plus, le slogan « l’homme au cœur de l’entreprise »  que l’AQM a valorisé à maintes reprises sera  d’actualité.
Pour en savoir plus :   https://www.anact.fr/themes/qualite-de-vie-au-travail
07/02/2019
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